Tuesday, January 22, 2008

Temps : J+27
Dernier jour au Mexique. Il fait moche, froid et il pleut. Le Mexique est-il aussi triste que moi de me voir partir ?
8h30 : Elle me réveille. Je lui demande si elle n'a pas raté son premier cours de la matinée. Non, il a été décalé. En tout cas, moi, je vais être en retard à mon rendez-vous et il faut que je me dépêche si je ne veux pas le rater. Au moment de partir, Cecilia s'apprête à me déposer à l'arrêt de bus comme d'habitude, mais Rodri part justemnet et il se propose de me déposer.
Un arrêt de métro après MA Quevedo, il y a Viveros de Coyoacan et l'arrêt suivant est Coyoacan. Ce dernier n'est pas du tout à Coyoacan en réalité. Il y a des choses comme ça parfois... L'arrêt Viveros est tout de même à 2km à l'ouest de la Place Centrale où se trouve le Sandborn's (un magasin type FNAC) où j'ai rendez-vous. Sur mon plan de Coyoacan, je constate que l'Avenida MA Quevedo orientée Ouest-Est continue vers l'est et passe quelques "cuadras" ou rues (4 ou 5) au sud du centre. Je questionne donc le conducteur de mon micro savoir si la route (la "ruta" ; entendre la ligne de bus) continue après l'arrêt de métro, lui précisant que je me rends à Coyoacan. Il me répond avec l'habiutelle gentillesse des conducteurs à qui j'ai eu affaire jusque là, que je dois changer pour prendre un autre micro direction Taxqueña. Le chauffeur suivant m'indiquera, toujours avec la même amabilité, où descendre et dans quelle direction marcher. Et en effet,
9h20-9h30 : Je me poste devant le Sandborn's. Personne. Enfin si. Une autre femme, plutôt la trentaine, attend également. Une coïncidence assez étrange que nous ayions rendez-vous le même jour à la même heure au même endroit ! Mais elle a tout sauf le type colombien. Je continue donc à attendre. Vers 9h45, je dépense quelques pièces ("monedas") dans un téléphone public sans réussir à joindre le portable de Marcela. Elle arrivera un peu après, finalement, vers
9h50 : débouche au coin de la place une très jolie petite blonde, peau blanche et yeux clairs, colombienne ma main à couper et qui m'adresse un charmant sourire à fondre sur place dès qu'elle m'aperçoit. A son tour, elle se fond... en excuses pour son retard, je la rassure en lui expliquant que je n'avais pas non plus fait dans la ponctualité. Allons-nous directement au Musée Frida Kahlo ? Je lui conte mon départ précipité ce matin, sans prendre le temps de déjeuner et nous entrons finalement à l'Italian Coffee voisin. Après un expresso qui nous permettra de faire première connaissance de nos nombreux points communs, nous montons dans sa voiture pour parcourir la cinquantaine de mètres qui nous sépare du musée -attitude très defeños-...
Depuis un mois que je lis, et entends parler de Diego Rivera et Frida Kahlo, je vais enfin pouvoir voir leurs oeuvres et connaître un peu plus leur vie, les deux éléments étant présentés au fur et à mesure des différentes pièces de la Maison bleue.

Conçue par Diego Rivera lui-même comme une référence à la richesse culturelle et architecturale des civilisations qui ont fait l'histoire de son pays, ce gros bloc cubique est fait d'une triste pierre d'un basalte gris sombre.

Leon Trotsky que le couple aida lors de son arrivée en exil à Mexico City vécut également un moment dans cette maison. Une pièce remplie de livres, photos, affiches, copies de fresques de Diego démontre l'engagement et les opinions politiques du couple. Dans une première, des livres et de nombreuses lettres montrant leurs étroites relations avec l'élite intellectuelle et artistique de leur temps : Pablo Neruda, André Breton... Dans une lettre Rockfeller demande à Diego de retirer le visage de Lénine de la fresque qu'il lui a commandé pour un bâtiment public de New York. Cuisine, chambres sont richement décorées. Dans cette dernière Frida passa beaucoup de temps allongée. En effet, son oeuvre, constituée presque unisuqement d'auto-portraits torturés, est due à une santé fragile et à la maladie qui ne lui laissa jamais que peu de repos. En dernier lieu, l'atelier de travail de Diego recèle de nombreuses pièces dignes du Musée d'Anthropologie (sculptures, codices, céramiques...) illustrant sa ferveur à faire connaître la richesse de son peuple et l'histoire de son pays.
Surant cette visite nous continuâmes à faire connaissance tout en partageant une conversation intéressante et culturelle.
Entre les deux maisons-musées, nous partagerons un nouveau café accompagné d'une de ces pâtisseries mexicaines : à l'annanas pour moi, au chocolat pour Marcela. Cela dans un lieu que je connaissais déjà par le hasard de la veille qui m'avait amené dans un autre établissement de la fameuse chaîne Bisquet's.
La casa de Leon Trotsky, en plus de retracer l'une des phases parmi les plus ombres du XXème siècle, montre les conditions et le confort de vie tout minimaliste comme le connut Trotsky en 1940 à la veille de l'atentat qui lui fut fatal. Fenêtres et balcons murés commeune forteresse défensive et traces d'impacts de balles du premier attentat, manqué, sur le mur au-dessus de son lit.
Son bureau, ses livres, ses instruments (Ediphone, TSF, ...) montrent un bourreau de travail qu'on ne laissa pas terminer sa biographie de Stalline.
Dans la cour de la demeure, une stèle contenant ses cendres surmontée d'un drapeau rouge.

J'ai à peine le temps de connaître la faculté de musique de l'UNAM bizarrement située à Coyoacan et où Marcela étudie et, malgré le plaisir réciproque de notre companie, il est temps de se séparer pour la laisser s'enfuir vers son travail et me voir prendre une ultime fois le chemin de San Jeronimo.
14h00 : Cecilia est presque à l'heure au rendez-vous que nous nous étions fixé. Je comprends rapidement que nous n'irons pas déjeuner en compagnie de Carla et Chrystel comme cela était prévu initialement...
La maison est déserte. C'est dommage, je n'aurai pas l'occasion de faire mes adieux et remercier chaleureusement Rodri, Rafa et Pati...
Mon vol est à 21h, il faudrait donc que je sois à l'aéroport peu après 18h (mieux vaut prévoir de la marge), et par conséquent partir vers 16h, on ne sait jamais à l'avance comment roule Ciudad de Mexico.
Je prépare donc toutes mes affaires, boucle le sac des adieux à cette maison, à cette chambre. Mon équipage sort déjeuner avec nous. Destination le tacos du premier soir en bas de San Jeronimo mais dans le restaurant, à l'intérieur, cette fois. Ce sera l'occasion de tester les quelques (rares) manières d'assaisonner les tacos qui ont échappées à ma boulimie degustatrice. Viandes, pimant, coriandre, ail... tout y passera. Cecilia me prête son portable pour envoyer un SMS de remerciement à Pati. Finalement elle nous rejoindra à la fin du repas, ainsi que Jorge mais pour repartir dans la foulée sans autre forme de procès. Pati, à son tour, succombe à l'appel du devoir économique. Après avoir terminé le repas, je rappelle à Montse mon souhait de passer au Krispy Kreme pour savourer quelques uns de leurs succulents Doughnuts et pour effacer une expérience américaine douloureuse. C'est ainsi que nous nous retrouvons au Centre Commercial voisin juste de l'autre côté du "Periferico", pour commander deux boites de 6 ; une qu'elle ramènera chez elle et l'autre que nous entamons et qui ira jusque chez moi finalement.
16h00 : Il est temps de prendre la route. Bien qu'un peu chargée au début, nous arriverons à l'aéroport 45 minutes plus tard au lieu des 2 heures calculées.
16h45 : Arrêté au dépose-minute des départs vers l'international, nous profiterons de la marge de manoeuvre pour terminer ou commencer les rares discussions qui manquaient encore à notre répertoire. Ses adieux furent remplis de la promesse de venir m'importuner à Paris plus tôt que d'aventure.
17h45 : D'un pas à la lenteur mesurée, que je conserverai durant les 3 heures d'attente qui se dessinent devant mes yeux en surimpression de la blancheur et de la propreté du Hall de départ de l'aéroport Benito Juarez, je me dirige vers les comptoirs de Lufthansa. La compagnie d'outre-Rhin sera le vecteur de mon retour et de ma réhabilitation auprès de la Société Occidentale. Non sans quelques peines. Comme celle de répondre en espagnol à une question en allemand d'une hôtesse de l'air.
Une file d'attente réduite à son plus simple appareil, jeme présente en tendant billet et passeports qu'un grand sourire masculin me restitue peu de temps après. Mon sac à dos pesé et etiquetté est déjà sur les chemins roulants tapissés qu'une question anodine sur les bouteilles de Mezcal -souvenir contenues dans mon bagage à main- oblige un employé de la compagnie à courir après le gros équipage pour me le ramener. Ce contretemps m'oblige à revoir tout l'agencement intérieur des 70L de contenance pour leur incorporer 4 Litres (liquides cette fois) supplémentaires. L'ensemble part, une deuxième fois par le tapis motorisé quand un éclair de lucidité me rappelle avoir oublié de replacer le couteau suisse dans sa poche de voyage. Trop tard ! Il ne me reste plus qu'à le jeter... Je quitte enfin l'espace d'enregistrement pour me promener dans les couloirs du terminal quand plusieurs centaines de mètres plus loin me rattrappe le préposé aux bagages qui me dit qu'il doit descendre là où se trouvent les sacs et me propose de mettre mon couteau dasn mon sac. Sans trop réfléchir je lui donne le numéro de ma valise et il repart comme il est venu. Un doute m'assaille. Son comportement m'intrigue. D'autant que je me souviens la froideur avec laquelle il a accueilli mes remerciements. Je le guette un moment depuis l'extérieur de la salle d'enregistrement. Bien plus tard, le steward qui s'était occupé de moi passe et je lui expose mes suspicions. Je lui précise qu'elles ne sont sans doute pas fondées mais que le comportement m'a paru étrange. Il me demande de l'attendre et ne reviendra que longtemps après pour m'annoncer que le couteau est dans le sac. Soulagé, je peux enfin me diriger vers la zone d'embarquement, après avoir passé la douane. Il me reste encore plus d'une heure avant l'embarquement et donc après un tour des magasins duty free où l'on m'inviter à goûter une Tequila, je repère un bar avec l'idée d'y déguster ma dernière bière mexicaine. Je m'installe au comptoir, face au barman, à côté d'un jeune mexicain qui étudie l'architecture à Barcelone. D'autre poins communs encore nous ferons rapidement sympathiser, d'autant que nous retournons tous deux sur le vieux continent par le même vol, à la suite duquel nous attendrons nos correspondances respectives. Ce bar d'aéroport sera l'occasion de goûter une nouvelle bière mexicaine qui manquait à mon palmarès. Nous avons tellement passé le temps que quand nous nous rendons aux portes d'embarquement, celui-ci a presque déjà commencé. Le vol passera tranquilement entre écriture, lecture et (très peu de) vidéo. Mais presque sans réussir à dormir, entre autres à cause de violentes turbulences au dessus du cercle polaire. Je réussirai à peine à somnoler jusque Amsterdam puis nous remonterons la vallée du Rhin avant d'entamer notre descente sur Francfort. Des adieux, une nouvelle adresse dans mon petit carnet déjà bien rempli. Un nouveau saut d'une heure et quelques centaines de kilomètres et ce bon vieux Roissy me déroulera son tapis d'asphalte pour célébrer mon retour en grandes pompes.


Epilogue
C'est dans un froid et très humide matin gris de Novembre, dans un bus de la RATP qui ne fera pas grève ce jour-là, sur le chemin routinier des habitudes quotidiennes que s'achève tel un blessé dont il faut savoir abréger les souffrances ce récit enjoué, long (trop ?), enthousiasmant et riche. Le Mexique est déjà si loin dans ma tête...

Sunday, November 18, 2007

Temps : J+26
7h00 : Le réveil a du mal à passer.
7h30 : En voiture avec Rafa direction l'UNAM. Il a un cours de littérature latino-américaine à 8h auquel cela m'intéresse d'assister.
8h00 : Garons la voiture au parking du stade des Pumas, stade olympique des J.O. de 1968. De là il faut prendre le service Pumabus.
8h30 : Au stand café du Chiaps qui soutien l'EZLN Rafa me paye un café que nous emmenons en classe. En fait il n'assiste pas à ce cours, il est assistant. Une petite salle de classe, 20 élèves au total qui étaleront leur arrivée tout au long du cours. Un très bon prof, gauchiste comme il se doit et un cours sur l'écriture journalistique, des exemples, un texte à rédiger et une démonstration de manipulation de l'information et d'auto-censure de la presse.
Pendant ce temps, j'écris mon journal.
10h00 : Fin du cours. Rafa m'explique brièvement le campus mais sans plan -c'est bien simple il n'y a PAS de plans du campus, pour un campus aussi énorme en plus ! La visite s'annonce ardue.
Première corvée, je trouve la poste du campus et me débarrasse enfin de mes cartes postales. Le musée universitaire de culture est malheureusement fermé ; prochaine exposition en cours de montage. La recherche de toilettes propres avec du papier occupera une bonne partie de la visite à travers les différents bâtiments : architecture, ingénierie, médecine...
Les Pumabus ne reliant que les facultés entre elles, quand je déciderai de partir, il me faudra donc prendre un des micros blancs, qui, eux, desservent l'arrêt de métro. Au bout de 20 minutes est passé un certain nombre de micros mais quasi-tous plein à craquer et les quelques uns où il restait un semblant de place ne s'arretèrent pas pour une raison à mille lieux de mon entendement. Agacé par la situation, un mexicain et moi engageons la conversation. Après avoir laissé passer un bon moment, il me proposer de faire le chemin à pied. Je lui réponds que bien volontiers, que de manière générale je préfère marcher, que je serais déjà en chemin si j'avais pu me procurer un plan. A peine 5 minutes plus tard nous nous séparons ; il va à l'arrêt Université espérant trouver là un colectivo pour sa destination et je fais également une station mais dans l'aure sens jusque Miguel Angel Quevedo.
14h00 : Au lieu d'attraper directement le combi pour la maison, je décide de faire le début du trajet à pied et de trouver de quoi me restaurer en chemin. Après une assez longue ligne droite d'hésitation, j'entre au Bisquet's, une sorte de salon de thé-restaurant où une assiette de tostadas de pollo sera ma proie. Evidemment accompagnées d'une bonne bière. Je ressors et arrête un micro.
16h00 : A la maison, Pati m'offre à manger. C'est normal, c'est l'heure. Mon heure à moi est juste un peu plus "matinale"... TV, Wii, Internet.
20h00 : Cecilia rentre. Nous allons sortir dîner avant qu'elle ne me dépose dans le bar de la fête de diplôme que Yahir m'a proposé. Sauf qu'il faut l'appeler pour savoir quel bar et qu'il ne répond pas. Puis nous attendons que le père passe car elle veut lui demander de l'argent.
21h30 : Nous nous garons enfin au Potzolcalli. C'est un jeu de mot. En Nahuatl, calli signifie : le lieu, l'endroit. Le Pozole est une spécialité mexicaine, uen soupe, une sorte de "caldo". C'est pourquoi nous sommes ici. A la suite d'une mise en bouche de guacamole, on nous porte le bouillon où flottent légumes, viand, et de gros grains de maïs. Déjà pimenté (j'ai choisi le Pozole Rojo -rouge) je le condimente selon les pratiques locales : oignons, coriandre, tabasco et sauce pimentée. Depuis mon arrivée au Mexique, j'ai rigoureusement et médicalement augmenté mes doses de piment petit à petit ce qui, à l'image de Mithridate avec la cigüe semble avoir bien fonctionné.
23h00 : Faute d'avoir été rappelé par Yahir nous rentrons mais nous nous faisons intercepter en chemin par un appel qui nous mène chez Pao en compagnie de Jorge, Mario et un autre ami que je ne connais point à jouer à Mario Kart sur Nintendo 64 jusque 1h du matin passée.
Rentrés, Cecilia qui a cours à 8h-8h30 doit me réveiller vers 7h30 et me descendre au bus pour mon rendez-vous de 9h.

Tuesday, October 30, 2007

Temps : J+25
11h00 : Je suis debout. Pas Mon. Raté pour la balade à la recherche de salamandres au dessus de Pachuca (3 heures de route). De toute façon nous n'avions pas de voiture (les pneus de la Chevy ne sont pas en état pour faire de la caretera).
13h00 : Le père de Cecilia arrive tandis qu'elle se lève, bien malade. Faute de promenade en forêt c'est d'achats dont j'ai absolument besoin de m'occuper ; j'ai repéré où dans le Lonely. Il y a aussi la Basilica de Guadalupe à visiter. Le père envoie sa fille se coucher et me dépose à l'arrêt des micros dans sa Smart jaune.
14h30 : Virgen de Guadalupe.
Sur le Cerro de eypac est apparu la vierge à plusieurs reprises à un indien, Juan Diego vers 1530. Cette apparition est fondatrice et origine de l'expansion catholique en Amérique Latine. En effet, en plus du fait d'apparaître à un indien, signe que ces derniers font aussi partie du troupeau (comprenez genre humain), sur un montagne sacrée, selon les croyances populaires de l'époque, issues de la tradition Mexica (Aztèques), la bonne mère lui demanda d'aller voir le grand prêtre du coin, peut-être était-il même cardinal, pour qu'on lui construise une église. Evidemment le conquistador évangeliste ne croira pas l'indien, à plusieurs reprises, jusqu'à ce que la vierge imprime son image sur le vêtement de Juan Diego. Le sale blanc reconnaîtra enfin son erreur. Sans cet évènement, il est peu probable que la religion catholique eût connu un succès aussi ample et considérable. Bref il aurait fallu l'inventer.
C'est dimanche, c'est la folie, tous les fidèles sont de sortie. Après un changement, le métro me dépose à l'arrêt Villa-Guadalupe, quelques centaines de mètres en dessous du bas de la petite colline. Au sommet une petite église qui commèmore le lieu de l'apparition et au pied une grande basilique aux dômes jaunes et un énorme édifice gris de béton des années 70 quand, déjà, la première se révelait trop petite pour accueillir les fidèles célébrant la Virgen de Guadalupe. Devant la Virgen del Rosario, c'est l'idole la plus vénérée d'Amérique Latine. Ca fait un paquet de milions d'adorateurs. JPII, pour avoir été le Pape canonisateur de ce saint indien a le droit à sa part de vénérations sur le chemin du sommet. La route menant aux basiliques depuis le métro est un large trottoir entouré de deux rangées d'étals, vendeurs de toutes sortes, dont beaucoup de figurines et autres babioles représentant l'image consacrée.

Sur le parvis, c'est la foule. La foule furieuse, la foule adoratrice. Des gens, des gens, des gens, des gens enceintes, des bébés, des gens enceintes portant des bébés, des enfants, des marchants à genoux avec des bébés dans les bras.



Etrange sensation que celle de l'athée short-sandale-T-shirt orange au milieu de toute cette ferveur. Enfin, l'attraction principale de ce haut-lieu touristique, ce sont les tapis-roulants en dessous de l'image tant révérée qui permettent aux fidèles de passer 2 minutes trente précises à l'admirer.
16h00 : Sortie du Métro Zocalo. Les visites du Templo Mayor et du Palacio de Bellas Artes doivent se faire aujourd'hui puisque lundi les musées sont fermés. Par contre aujourd'hui, ils sont gratuits ! Après avoir aperçu le Zocalo recouvert des tentes blanches de la fête du livre -je ne le verrai pas dans son plus simple apparat- j'entre librement dans la promenade surélevée envahie de Mexicains qui surplombe les ruines du temple le plus important de Tenochtitlan, la capital Aztèque qui fut détruite par Hernan Cortès. Ces ruines ont été découvertes dans les années 70 sous un bâtiment colonial et décision a été prise de le détruire. A travers le parcours et le musée on visualise bien les différentes étapes de construction, avec, au centre, le temple le plus ancien (~1350), y compris les étapes post-hispaniques, que ce soient les fondations des bâtiments coloniaux ou cette canalisation d'égouts en brique datant du début du XXème siècle qui a détruit les temples d'une cicatrice rectiligne.



17h20 : Deux stations avant, je descends à Bella Artes. En face de ce beau palais de style néo-classique, le palais postal. Il me manque encore quelques timbres. Mais fermé. Et puis on est dimanche...
Je rentre dans le Palais, j'admire la lourde décoration intérieure, mais on ne me laissera pas admirer plus avant, les célèbres fresques de Diego Rivera. Heure de fermeture. Au coin de l'Alameda, vaste parc planté d'arbres -comme un bois en pleine ville- la Torre Latina, à l'époque de sa construction (1950) la plus haute d'Amérique Latine (188 mètres). Le temps (long) que les deux guichetiers finissent leur comptabilité, je paye les 50 pesos pour accéder au mirador et 2 ascenseurs et 1 escalier me mèneront au 42ème étage. De là, une vue magnifique sur toute la vallée de Mexico. Enfin quand le climat et la pollution le permettent. Ce qui ne doit arriver que quelques jours dans l'année. La vue est belle malgré une portée limitée (la Basilique se distingue mal, quelques kilomères plus au nord) et encore j'ai de la chance, le temps s'est amélioré depuis ce matin.
18h30 : Heure des achats. Je me renseigne pour un magasin de spor. Je voulais un maillot d'un club mexicain : Chivas mais c'est à Guadalajara où je ne suis pas allé ou America. Mais tout le monde semble détester l'America ici et me l'a déconseillé. Le chouchou semble plutôt être les Pumas, le club de l'Université de Mexico (l'UNAM). Je choisis donc le blanc, or et bleu avec la tête de Puma.
Ensuite le marché d'artisanat que j'avais repéré. La plupart des boutiques sont germées, d'autres sont en train. J'effectue mes achats et rentre à la maison.
20h00 : LA faim est grande, je n'ai pas mangé de la journée. Pati se propose de me réchauffer de la nourriture. Je me laisse tenter par l'autre plat vu la veille : porc et pomme de terre sautées avec chicharron en salsa verde. Cela s'avère délicieux. Les chicharrons sont des couennes de porc souvent frites ici noyés dans une sauce faite à base piment.
23h00 : Mon rentre d'avoir préparé un travail avec une amie. Pas de sortie ce soir. De toute façon, le dimanche soir c'est mort. J'ai Yahir et Marcela au téléphone pour convenir, respectivement d'une soirée demain soir et d'un petit-dej/musée mardi matin. Avec Rafa est convenue ma virée à l'UNAM demain matin.

Thursday, October 25, 2007

Temps : J+24
7h00-9h00 : Dans mon sommeil, j'entends Cecilia rentrer et discuter avec Pati, sa tante. C'est le matin.
12h00 : Je suis debout. TV, Wii, Internet.
14h30 :Les emplyés de maison sont là en nombre pour faire les courses et préparer la nourriture de la semaine. En l'absence de Pati et des autres et comme Mon dort encore je leur prête 1000 pesos que devait leur laisser Pati pour les courses, histoire qu'ils ne perdent pas leur temps.
15h30 : Cecilia se lève.
16h00 : Retour des courses, la cuisinière se met au travail. J'attends qu'ele termine pour faire mon repas d'un des plats. Une demi-heure m'annonce-t-elle.
17h00 : Je mange enfin. Viande en sauce avec riz aux carottes. Mon est de retour après une sortie, régler un problème de voiture survenu la veille après la messe.
En fait, je me rends compte que cet horaire de repas que je pensais tributaire d'un lendemain de soirée est normal ici, je pense notamment du au fait que la pause déjeuner est quasi-inexistante dans les écoles et que les élèves ou étudiants mangent vers 16-17h quand ils rentrent. On me demandera souvent a
u cours des jours suivants si je désire manger dans ces eaux-là. Si je me suis levé le matin, ce ne sera quasiment jamais le cas.
18h30 : Montse m'emmène chez Jorge où ils vont se faire à manger. Les 2 sont bien défaits de la fête de la veille. Dans la cuisine, Mauricio, le frère de Jorge, et sa copine se font des hamburgers du Chili's devant le match de foot de Pumas, l'équipe de l'Université de Mexico, l'UNAM, qui perdront 3-2 à la dernière minute. En vrac dans la poelle : onion rings, frites froides, restes du Chili's, saucisses le tout arrosé d'huile. Et oui, on mange aussi sain au Mexique que partout ailleurs... Nous serons un long moment à discuter ainsi dans la cuisine, devant une autre partie, principalement des excès de la fête, conversation qui, si elle peut s'avérer drôle, n'est pas d'un intérêt marqué pour moi.
21h00 : La faim se fait sentir à nouveau et, frustré de hamburger par le Sandborns de la veille, je leur demande un bon hamburger avant que nous sortions dans un bar à la Condesa. Ce sera "Memorables Hamburguesa". Et ça portera bien son nom. Si ni Mau, ni sa copine ne mangeront (ils n'ont même pas terminé le leur tout à l'heure), Jorge et Cecilia partageront un hamburger ; à 3, nous partagerons un panier de délicieuses pommes rapées à la mandoline faites maison ; je partagerai en deux avec moi-même la star de la maison, le burger de 400g d'n bon steak haché. De quoi satisfaire correctement la faim du ventre-sur-patte.
Déposons la copine chez elle et filons sur La Condesa.
La vie sociale de couple est particulière au Mexique, comme j'ai pu le remarquer avec sous les yeux pour exmple Rodrigo et Rafa. D'abord avoir un copain ou une copine (novio, novia) est tellement normal que le cas contraire devient une tare. Peut-être une des raisons qui maintient Cecilia dans cette relation à distance bien compliqué. Ensuite, il s'agit avant tout de préserver les apparences. Même si les deux tourtereaux habitent proche et passent la majeure partie des heures de la journée ensemble, se maintient la tradition d'aller chercher la fille chez ses parents (en voiture pour les classes privilégiées) pour sortir manger ou bien la ramener chez soi. Pour mieux pouvoir la ramener chez elle enfin. Le couple ne passera jamais la nuit ensemble, même si la relation est sérieuse.
22h30-2h00 : Nous ferons deux bars-boites. Le premier où se prépare un concert live mais où nous ne resterons pas plus que le temps d'une bière, une grande salle toute de bois au premier étage, plongée dans l'obscurité au mix très eclectique du DJ.
Le deuxième, le temps de 2 consos, d'abord assis à une table au rez-de-chaussée puis montons profiter de l'ambiance boite plus chaude de l'étage. Le mix est plus logique, par vague, et l'écran géant projette un best-of des vidéos d'Alizée, passage à la Star Ac' et autres clip... !!!
La lolita française dont le moment de gloire, relativement bref en France, semble perdurer au Mexique, est en effet la seule "chanteuse" française qu'on cru bon ou su me citer plusieurs Mexicains lorsque fut abordé ce sujet de conversation.
Temps : J+23
11h00 : Je suis debout, malgré la fatigue. J'ai faim. Mon m'avait dit : soit debout à midi. Le concert commence à 14h.
14h00 : Pas de nouvelles, je l'appelle : elle dit qu'elle arrive. J'ai toujours faim.
14h30-16h00 : A peine de retour nous partons. Elle court depuis le début de la journée et ce n'est pas fini. Nous allons manger après quelques courses. Mon estomac gronde. Elle n'a pas de robe ou pas de chaussures pour le mariage ce soir ! Passons chercher Pao. Puis retirer l'argent du bouquet de la mariée. Puis repassons à la maison pour prendre ma CB. Entre temps j'ai appris que nous allons acheter ma place pour le MOTOROCKR FEST, place qui coûte entre 500 et 1000 pesos ! Je n'ai limite pas assez en liquide. Puis pressing pour la robe de Pao.
16h00 : Puis centre commercial Perisur. Rdv était pris à 16h30 puis décalé à 16h45 avec les amis de Ceci qui m'emmènent au concert. A l'entrée du Centre Commercial, nous nous séparons, Pao va faire ses courses et Ceci et moi allons manger. Salue une amie rencontrée sur le parking. Au magasin de musique pour les places. 800 ou 1000, cette dernière donnant accès à l'espace devant la scène. Les pauvres restent derrière. Je ne crois pas si bien penser. Choisissons 800 puis finalement la plus chère, la même que les amis de Mon, histoire de ne pas me retrouver seul. Ca fait son prix ! Pour ce prix-là en France, je peux aller aux Eurockéennes ou aux Vieilles Charrues, des festivals sur plusieurs jours. Remontons à l'étage de l'espace fast-food. Comme ceux déjà vu en Espagne mais surtout sur le continent américain. Plein. Retrouvons Mario. Redescendons manger au Sandborns. Je crève la dalle.
16h20 : Rdv en bas de San Jeronimo dans 25 minutes ! Entrons au Sandborns. Cecilia part chercer Pao. Mario et moi attendons pour commander. Reviennent plus de 10 minutes plus tard. Avons attendu pour rien. Je suis le seul qui mangera. Commande mon hamburger.
16h40 : Toujours pas de hamburger. Pao repartira avec Mario et demandons à emporter.
16h50 : Je mange un petit hamburger et 4 frites dans la voiture de Mon. J'ai encore faim.
17h00 : Arrêt dans une rue, avant la voie d'accès au Periferico. Un 4x4 blanc nous rejoint d'un U-turn. Je monte. Dedans 4 iconnus : 2 filles, je connais les prénoms : Chrystel et Carla, amies de Cecilia. La première que je suppose être Chrystel, jolie chataine à la peau claire et à côté de qui je m'installe et la deuxième d'un type mexicain plus classique. Celle-ci me présente Antoine -Antoño- plus âgé, type mexicain plus marqué. A gauche de Chrystel, Sergio.
18h00 : Après près d'une heure de route pour rejoindre le Foro Sol, un stade de baseball au milieu d'un virage en U de l'autodrome de Mexico, du côté de l'aéroport, Antoño nous dépose à l'entrée du parking et nous rejoignons l'entrée à pied. Discussion principale du trajet : le récit de comment, la veille au soir, le chanteur et le bassiste d'Incubus, au programme de l'évènement d'aujourd'hui, montèrent dans la voiture de Chrystel pour sortir boire un verre et de comment le chanteur lui donna son numéro. Ce récit je l'entendrai une dizaine de fois au minimum ce jour.
On me détaillera également le programme. Les 2 groupes majeurs : Incubus et The Killers qui jouent en dernier. Le concert se termine à minuit. Egalement 2 groupes mexicains particulièrement connus : Porter et surtout Molotov.
Le premier termine de jouer quand nous entrons sur le terrain dont l'herbe est recouverte d'un sol ammovible. Les 2 groupes américains semblent déternir une immense popularité auprès du public mexicain comme je le réaliserai à maintes reprises, tout particulièrement quand ils seront sur scène. Mais le prochain groupe au ptrogramme est anglais, son nom ne m'a même pas été mentionné quand j'ai demandé à mes nouveaux amis qui jouait, et c'est celui qui m'intéresse le plus de voir -ce n'est pas le cas des mexicains- c'est The Dandy Warhols !
La distinction entre Rock anglais et Rock américain reste forte y compris rapport à leurs zones d'influence respectives.
Mais l'élément principale que je veux souligner dans ce concert, c'est l'impression d'un nouveau pays, d'un nouveau Mexique. Peaux et yeux clairs et un étonnant pourcentage de crinières que je n'aurais jamais cru mexicaines : chatains, blonds... Très peu de peaux foncées/cheveux bruns lisses. Le pourcentage est exactement inverse de celui que j'avais constaté jusque là dans le pays. A 1000 pesos la place, je suis clairement entouré des moins de 1% que la couche riche voire très riche représente dans la population totale. La rupture est violente. Dans cet environnement, à peine si je détonne. Je ne suis pas sûr qu'on se doute que je suis étranger. D'ailleurs les différents groupes d'amis des filles ou de Sergio ne tilteront pas plus que ça. Peut-être est-ce du au fait que la curiosité est moindre chez ces personnes qui ont pour la plupart toutes déjà voyagé en Europe.
Porter : Rock en espagnol avec un chanteur qui n'hésite pas à pousser des vocalises de sa voie assez aigüe.
Dandy Warhols : Que dire de ce groupe de légende ? Du bon brit-rock. Dommage qu'ils n'aient joué à peine que 45 minutes.
Molotov : Un rock à la Red Hot Chili Peppers, avec des textes souvent rappés en argot parfois bien cru. Le son guitare est plus proche souvent d'un Metallica, plus hard rock que les Red Hot.
Au milieu de la foule qui commence à bien s'amasser (plus de 30000 personnes) et bien s'échauffer à partir de ce groupe que tout le Mexique, me dit-on, aime, je sens un malaise monter. Ma tête commence à tourner, je halète. J'essaye de garder mon calme, ne pas penser à la foule qui m'entoure, à l'absence d'espace vital, je ralentis ma respiration pour prendre des inspirations plus profondes. Rien n'y fait. Ma vue se brouille. La scène, les gens m'apparaissent flous. J'attrape le bras de Sergio en lui disant que je ne me sens pas bien mais dans ces moments-là, l'usage d'une autre langue est difficile. J'ai l'impression qu'il met un temps énorme à réagir mais il réagit bien, m'entrainant derrière, quand je serais allé par le côté. Déjà, mes jambes se dérobent sous mon poids et je zigzague avec peine. Un peu en arrière, il y a de l'espace et je peux m'asseoir. Cela me permettra de me remettre. Après plusieurs minutes de repos, cela va mieux. Je me relève, encore faible, et sors de la zone pour chercher à manger. Je me dis que quelques tacos bien pimentés me feront du bien. Ce sera le cas et je profiterai en paix des 2 derniers concerts. Je ne sais si c'était une crise d'hypoglycémie ou d'hypotension mais la fatigue, la faim, une certaine déshydratation sans doute ont été les facteurs déclenchants.
Incubus : Je pense, le groupe préféré des Mexicains présents. Moins le cas en ce qui me concerne. Rock + DJ avec scratchs et samples à la clef. Grosse ambiance.
The Killers : Un chanteur extravagant, rock + organs, quelques tubes, une déco et des éclairage soignés, la recette pour une fin de concert réussie.
00h30 : De retour au parking nous retrouvons Antoño et la voiture. Ce dernier, je l'ai appris entre temps, est simplement le chauffeur et nous a attendu dans le parking tout le temps du concert. En résumé, je suis allé au Motorockr Fest avec chauffeur !
1h30 : On me dépose devant l'ensemble de maison et je file me coucher.

Friday, October 19, 2007

Temps : J+22
A cause du trafic, il nous fallut 10-15 minutes pour atteindre l'arrêt du colectivo. 8h15, après 10 minutes de trajet en mini-bus(3 pesos), je suis au métro. Même trajet, en sens inverse, que la veille, même 2 pesos le trajet. A 9h, je cherche dans le hall du Terminal Norte le guichet de la compagnie qui dessert Teotihuacan. Le prochain bus est à 9h15. 28 pesos l'aller-simple, une heure. C'est un prix pour touriste ! Peu après 10h je suis sur le site. J'y passerai plus de 7h, moins d'une heure de pause pour manger, au moins 15km de marche pour parcourir les 2km nord-sud de l'axe principal, la Calazada de los muertos, les 10km² de superficie de l'ancienne capitale de l'empire le plus grand de Mésoamérique. Le sens de la visite sera en fonction de l'éclairage.

Etant donné l'orientation du site, je commencerai donc par l'ascencion de la Piramide del Sol à l'est, pour terminer par celle de la Luna, point le plus septentrionnal et enfin la Ciudadella. C'est évidemment l'escalade de ces deux points de vue qui constitue le point d'orgue de la visite, notamment les 70 mètres de hauteur de celle du Soleil, troisième plus grande pyramide du monde.

Puis musée du site, musée de la peinture murale -Teotihuacan conservant parmi les plus beaux restes de décoraations murales du pays et les divers palais à visiter.

Au point qu'à 17h20, je me présenterai à la Ciudadela, appelée ainsi à cause du mur qui l'enserre et sur lequel sont construits 12 temples, et l'on me refusera l'entrée à cause de l'heure de fermeture.
Au final, un site intéressant et impressionnant mais pas le plus beau que j'ai vu, notamment à cause de cet usage de différentes pierres de différentes couleurs dont je ne sais si c'était à l'origine ainsi ou de par la restauration. Encore une fois, il faut s'imaginer en voyant ces temples en pierre qu'ils étaient tous chalés et peints de couleurs vives, surtout du rouge.
Enfin l'impression principale qu'il me laisse est celui d'une certaine falsification. De la plupart des bâtiments, on ne voit qaue le sol et le bas des murs ce qui pourrait laisser croire qu'ils ont été sortis de terre ainsi. Mais en regardant le reste du site -foule d'autres bâtiments sensés avoir été là où on ne voit que terre et végétation, et après avoir vu les photos du site avant les premiers travaux de restauration, on réalise que pas une seule pierre que l'on voit n'est d'origine. Et que peut-être si ce site est aussi interessant, c'est juste parce que plus d'efforts et plus de travaux de restauration et reconstruction y ont été menés. L'exemple le plus frappant est justement la Pyramide del Sol, qui avant reconstruction complète fraternisait de gemellité avec la colline-pyramide de Cholula. Ce qui la faisait beaucoup moins sexy. Les spécialistes aujourd'hui jugent qu'un étage de trop a été construit par rapport à l'origine. Même sentiment que pour le théâtre antique de Vaison-la-Romaine finalement. En fait, l'incompréhension qui persiste c'est, quitte à faire le parti-pris de la reconstruction, pourquoi pas un seul édifice n'échappe à cette frustration de l'inachèvement ? Pourquoi ne pas reconstruire autels et temples au sommet des pyramides ? Pourquoi ne pas reconstruire les plafonds, toits, et l'enchev^trement des pièces des palais et des habitations ? Ajouté à cela que toutes les belles pièces : offrandes, stèles, autels, etc ont été déplacés dans divers musées. Pourquoi ne pas avoir laissé au moins une copine in-situ, que les visiteurs puissent aprécier autres choses que quelques escaliers et pierres entassées ?
A peine sorti du site, le bus est déjà là à m'attendre. Il va bien au Terminal, mais s'arrête avant à Indios Verde, le terminus de la ligne verte ce qui m'évite un changement à La Raza, changement où il faut aprcourir des kilomètres de couloirs de marbre entre les 2 lignes. Et puis je vasi pouvoir me faire une idée du temps de aprcours d'une ligvne complète de métro du nord au sud de la ville. En fait ce sera rapé pour le tmeps de parcours puisque la ligne connaîtra des problèmes techniques qui allongeront mon trajet à plus de 2h !
Après une douche bien méritée, nous sortons dîner en compagnie de Pau, une amie de Montse, les deux étant invitées du mariage du lendemain soir. La mariée étant hystorique à la veille de ce jour fatidique, cela change quelque peu les plans de la soirée puisque les filles, marraines du bouquet et amies de la mariée (il y a des parrains-marraines pour tout un tas d'éléments dans un mariage mexicain, entre autres pour la raison que ce sont eux qui payent ce qui les concerne -les filles doivent trouver 1500 pesos !) se doivent de passer chez elle la réconforter et lui tenir compagnie. Nous irons donc avec un six-pack de bière, après avoir dîné pour ma part d'une enchilada-pita et bu deux fois trois verres de la boisson nationale : la bandera (le drapeau). Principe identique au Chile en Nogada, il s'agit de 4 verres de shots vert (citronnade), blanc (tequila) et rouge (jus de tomate épicé) à boire dans l'ordre et cul-sec. Je boirai même deux tequilas de marque différentes histoire de goûter.
Dasn la maison de la mariée, assis entre les cadeaux de la noce, nous retrouveront Jorge et son frère, qui habitent le même ensemble. Tout ce beau monde fera la conversation un moment. Jorge est chaud comme la braise pour sortir dans une boite retrouver Paolina que j'avais rencontrée au King's. Mon me laissera entre ses mains car elle a cours tôt le lendemain. Nous montons chez lui où il me prête un jean et une chemise Zara, assez classe. En effet, nous allons à Santa Fe, dont j'ai déjà parlé, dans un "antro" plutôt classe élevée. Nous ne savons même pas si nous allons rentrer, vu que c'est généralement assez selec. Vu mon état de fatigue, du à l'épuisante journée, nous nous arrêtons dans une TdC (tienda du coin) ou dépanneur comme aimait à dire Mathieu, pour acheter 2 Red Bull. Arrivé devant le bâtiment -la boite est au 7ème étage d'une tour- le Valet Parking s'occupe de la voiture de Jorge (enfin celle de sa mère) et nous nous présentons aux gorilles. Pièces d'identité sont demandées masi comme je n'ai pas la mienne on explique que je suis Français et ça passe. Nous ne paieront mêe pas de cover ! L'ascenceur s'ouvre sur le 7ème et démarre la fête.
Cubas, 2 Rafaras -> 5 mañana
Carte de Jorge ne passe pas alors descente au DAB accompagné par un employé de la boite.

Wednesday, October 17, 2007

Temps : J+21
Peu avant 8h je suis debout et aussitôt habillé, aussitôt parti. Je descends à la station essence et avant d'arrêter un colectivo, j'achète de l'eau et du pain, en prévision des heures que je m'apprête à passer en plein soleil dans ce pays de climat chaud. 8h30 je paye le hcauffeur en montant (8 pesos) et peu après 9h je suis aux portes des ruines. J'attaque la visite. Il fait déjà chaud. Au total, j'aurai rencontré peut-être 4 touristes. Bref un grand moment de tranquilité dans ce site dont les deux particularités sont les niches qui recouvrent de nombreuses façades de temples (dont la fameuse pyramide des niches) et symbolisant le passage vers les mondes souterrains ; et les terrains de jeu de pelote, site où on en a retrouvé le plus grand nombre en Amérique Centrale : 17 au total. Encore une fois comme à Chichen Itza, on ne peut pas escalader les temples ce qui enlève une grande part de l'intérêt.


Enfin le site est en deux parties. La deuxième, El Tajin Chico est composée des plus beaux temples et édifices et se situe en surplomb de la première. Je suis donc le flèchage et tombe sur une barrière. Fermé ? Je franchis la ligne en suivant des ouvriers mais une fois dans la zone, on me fait signe que je n'ai pas le droit d'être ici. Ma visite du site se termine donc à cet endroit précis. Je me dirige vers l'entrée en pensant en moi-même qu'il me reste au moins le musée du site à voir. Les employés à l'entrée me disent qu'il est fermé. Je me plains d'avoir payé le plein tarif alors que n'était accessible qu'à peine la moitié du site. On compâtit et on m'explique que le dernier ouragan a beaucoup endommagé les ruines, fragilisant de nombreux édifices et qu'il s'agit donc là de mesures de sécurité. Ca n'empêche qu'il est 10h, je n'ai pas passé plus d'une heure dans le site, et j'ai vu tout ce que je voulais voir. Je récupère mon équipage et me pose au rond§point où passent les bus. Pensant gagner du temps je marche jusque la route. Le temps que je parcours les 500 mètres du chemin passe un bus qui refuse de me prendre à l'endroit où je suis. Le bus suivant me prend et passe par le site avant de se diriger vers Poza Rica. Bref encore une idée lumineuse !
30 minutes plus tard nous sommes à Poza Rica. J'ai bien fait de ne pas la choisir comme camp de base pour El Tajin. C'est une ville moche de grande activité pétrolière. En effet, avant même d'y arriver, on aperçoit de loin, les torchères brûlantes au dessus de la ville. Selon ma demande, le chauffeur du colectivo me laisse devant l'entrée du Terminal d'Autobus. Le plan est de prendre un bus pour Ciudad de Mexico et demander qu'il me laisse à San Juan Teotihuacan, le village à côté du fameux site archéologique, l'autopista devant y passer d'après la carte du Lonely Planet. Au Terminal on m'oriente vers le Terminal de 2ème classe, à celui de 1ère classe il n'y a que des directs : 192 pesos, 4h30. J'espère payer moins... Heureusement l'autre est au coin de la rue ("a la esquina"). A ma grande surprise, les compagnies de 2ème classe vendent surtout le même direct pour le même prix. Ils offrent également un service "economico" pour 160 pesos. Pas une grosse économie... Malgré celà, il ne semble pas possible de s'arrêter à San Juan, ils peuvent me déposer au péage au mieux. Je me décide à prendre pour 72 pesos un billet pour Tulancingo, bien avant Teotihuacan, en espérant y trouver un bus ou un colectivo pour San Juan. Je me rends sur le quai. Le bus, de passage, n'est pas encore là. A 11h45, heure prévue du départ, toujours pas de sieng du bus. Ca m'a laissé suffisamment de temps pour cogiter et changer d'avis. Je retourne au guichet pour voir si on accepte de changer mon billet pour un direct Mexico. Je paye le complément et me rends sur le quai "Mexico directo"' et monte immédiatement dans le bus qui part quelques minutes plus tard, il est 12h. La route montera depuis le niveau de la mer jusqu'aux 2000 mètres de l'altiplano de la vallée de Mexico. Une bien jolie route encore, qui passe par une impressionnante vallée innondée de barrage hydro-électrique et continue de grimper jusque les sommets du relief, sommets qui se révèlent être un plateau. Mon repas se réduira au seul pain qu'il me reste et une torta vers 15h.
16h30 je découvre le Terminal Norte. Je m'arrête dans le hall à una "caseta" téléphone/internet pour prévenir Cecilia de mon arrivée intempestive. Au bout de plusieurs tentatives, je réussis à la joindre. Elle a un rendez-vous et une conférence et avec le traffic ne sera pas de retour avant 22h à la maison. J'en profite pour passer une heure sur internet et me rendre en métro au centre-ville que je n'ai pas encore vu, malgré mon lourd chargement. Au guichet, je donne une pièce de 5 pesos, prends mon billet et pars. On me rappelle pour ma monnaie ! 3 pesos. 2 pesos le ticket de métro pour aller à l'autre bout du D.F.. De la ville, je verrai -la plus grande partie de nuit- l'activité de jolies rues piétonnes au sud-est de l'Alameda, je dînerai et prendrai une bière. 19h30 je retourne au métro Juarez sur la ligne terminus Université, où juste 2 arrêts avant le terminus se trouve Miguel Angel Quevedo, d'où j'attraperai après une certaine file d'attente un colectivo pour San Jeronimo. J'arrive ainsi vers 20h30 à la maison. Pati, la tante est là, pas au courant de mon retour. Je lui raconte un peu mes impressions du pays, profiterai d'internet et surtout d'une bonne douche. Minuit, Cecilia n'est toujours pas de retour. Elle arrivera un peu plus tard. Sa conférence pour l'Université s'étant terminé à 10h le temps de rentrer... On fixe les plans des prochains jours en fonction de ses disponibilités et de ce qu'elle veut faire. Tous les deux bien fatigués, il est près de 1h, au lit ! Réveil à 7h, pour partir avec elle à 7h50 pour qu'elle me dépose à l'arrêt des colectivos, puis destination : Teotihuacan.
Temps : J+20
Ce matin : Museo de Antropologia. Vers 9h je suis debout, douche. L'habituel café de marmite. Hier il y avait des toasts mais aujourd'hui juste des céréales. Mais avant de partir pour le musée un peu loin du centre-ville, il faut prendre une décision : rester une nuit de plus ou partir. El Tajin. Et après ? Tula ? Teotihuacan ? Les plages du Golfe ? Et combien de temps entre Xalapa et Papantla, où je pense dormir avant de visiter El Tajin le lendemain : 4 heures comme dit mon guide ou 8h d'après l'employé du Terminal que j'ai interrogé hier. Au cas où nous décidions de partir, nous faisons, Alexandre et moi, les sacs, rendons les clefs et descendons nos affaires à l'accueil. Enfin nous partons. En chemin, je me renseigne sur les horaires de 1ère classe pour Papantla : 16h30 et 18h30.
Nous attendons un moment le colectivo qui nous déposera devant l'entrée du musée. Il semble gigantesque vu de l'extérieur. D'une architecture originale avec des salles en enfilade en descente utilisant au mieux le relief naturel, il retrace l'histoire des grandes civilisations précolombiennes de la région. Avec un accent tout particulier sur la culture Olmèque, aussi appelée la "culture mère" dans le sens qu'en plus d'être une des plus anciennes (à partir de 2000 avant J.C.), elle a atteint un niveau de perfection étonnant et supérieur à certains de ses successeurs dans certaines techniques et enfin elle a influencé largement toutes les civilisations suivantes dans toute la Mésoamérique depuis Teotihuacan jusqu'aux Aztèques en passant par les Mayas. De quelle manière cette influence s'exerça et se reconnaît est justement un des éléments bien expliqué dans ce musée avec forces démonstrations et schémas. Enfin, ce qui est malheureusement rare dans la plupart de ce genre de musée, en plus des oeuvres d'art rituelles sont présentés des objets de la vie quotidienne. La plupart des pièces présentées sont plus intéressantes que la plupart de celles que j'avais vues jusque là de par leurs dimensions, leur niveau de détail ou leur complétion.
Pour finir, la maquette du site d'El Tajin m'a définitivement convaincu d'y aller, peu importe la difficulté. Finalement le musée, passionnant, n'était pas si grand puisqu'il ne nous fallut pas plus d'une heure pour le parcourir.
Nous rentrons directement au centre avec un resto du Lonely Planet en vue. La faim se fait grandement sentir, il est près de 13h et nous n'avions quasi-pas petit-déjeuné. Nous entrons sans regarder le menu, nous installons au bord d'une jolie cour en plein air. Il semble qu'un buffet se prépare. Il nous faut attendre quelque peu, il n'est pas encore tout à fait prêt. Les serveurs ne prennent même pas notre commande. Ils supposent avec justesse que nous prendrons le buffet. Ils se contentent juste de déposer une carafe de citronnade bien agréable sur notre table. A peine prêt, nous sommes devant les tables de service. Pour l'entrée : choix entre 2 soupes, une de carottes et une sorte de clado (bouillon avec des légumes en morceaux) mais sans viande. Puis nous passons au plat. Je fais remplir mon assiette, de taille assez conséquente, d'un peu de tout ce qui nous est offert. Viandes, pâtes, pommes de terre, riz et purée de haricots. Je n'aurai même pas besoin de me resservir tellement cette première assiette m'aura suffi. Pourtant c'est à volonté ! Je ne toucherai pas non plus au dessert un espèce de flan aux fruits rouges ou un riz au lait. Le tout pour 35 pesos. 105 pesos et nous aurons mangé tout notre saoûl à 3 ! Après le repas, je veux boire un café, aller sur internet et partir versr 15h-15h30 pour le Terminal. Les deux veulent visiter un village environnant et ils décident de partir immédiatement. Nous nous séparons au coin d'une rue. Malgré le fait d'être dans une région de café (Veracruz), je n'aurai encore une fois pas mon expresso. Même dans un marchand de café où je rentre et où je demande à goûter, on me sert un cafe Americano !
15h30, au Terminal, décidé à payer plus pour prendre le bus ADO de première classe, je demande un billet pour le prochain départ pour Papantla. Ce sera 18h30 me répond-on. Celui de 16h30 est plein. Ca me ferait arriver à 23h passées ! Je me rabats sur celui de deuxième classe qui passe toutes les heures et 14 minutes. Il m'en coûte tout de même 140 pesos. Je me pose donc devant le numéro de quai où il doit arriver avec l'habituelle angoisse de tout ce qui peut merder. Tout marche bien, à 16h04 il est là. J'interroge le chauffeur pour qu'il me fasse signe une fois à Papantla, lui demande l'heure à laquelle nous devrions arriver. 21h. Bon ça peut aller. Nous partons. Sans que j'ai eu le temps de m'en rendre compte nous sommes 1000 mètres plus bas. Le ciel, un peu moins couvert que la veille, reste chargé. Au lieu de prendre la route directe, le bus prend la route de Veracruz. La route sera très belle, du coup : à gauche, les premiers reliefs et leurs différentes nuances de vert. A droite, des lagunes, parfois communiquant directement avec, derrière, le Golfe du Mexique. Nous passons par La Antigua et Villa Rica, deux villes fondées par Hernan Cortes avant de choisir l'emplacement de Veracruz, Villa Rica est la première ville hispanique du Mexique.
La nuit tombe. 19h30. Enième arrêt sur le bas-côté devant un hôtel au bord de la plage pour prendre un groupe de passagers. Le bus cale. Il ne redémarre pas. Le chauffeur aprèys plusieurs essais infructueux part trifouiller dans le moteur. Il revient, au bout de 2-3 essais le moteur se lance mais s'arrête aussitôt. Après quelques tentatives supplémentaires, décision est prise d'abandonner le bus. Tous les passagers descendent avec leurs affaires, puis les hommes pousseront le bus pour le ranger plus proprement sur le côté. Nous allons attendre un autre bus, me dit-on. Quelques bus 1ère classe, des ADO, passent, mais je m'imagine bien que ce ne sont pas eux qui vont nous prendre. Au bout d'un quart d'heure d'attente, un arrive mais il ne va pas à Poza Rica. Tout le monde embarque dedans. Il nous déposera au croisement où il bifurque plusieurs dizaines de kim plus loin. Pas d'attente cette fois, un autre bus de la même compagnie que notre bus initial, vide, nous charge mais il nous dépose à sa destination : Casitas, le village suivant. Nous ne sommes plus que trois : le chauffeur, un homme et moi. Encore 10 minutes d'attente, il est près de 21h, je suis au bord de la route, il fait noir et je ne sais pas où je vais dormir ce soir... Enfin un bus arrive qui nous mènera à destination. 22h15 le bus me dépose à la station essence. Quelques rues en surplomb, on aperçoit l'église qui borde la place centrale. C'est parti pour le tour des hôtels de la ville. Le premier, à côté de la station est à 350 pesos la nuit. Je monte à la place centrale où à un autre dans les mêmes ordres de prix je demande de m'indiquer un logement plus économique. Le Trujillo, environ 150 pesos, à l'ouest de la place. J'arrive, fermé ! Je ferai encore 3-4 autres, fatigué, avec mon bardas sur le dos, avant d'arriver au Familiar où un homme d'âge certain me propose un lit et un ventilateur, rien de plus, pour 100 pesos. Il a l'air peiné de n'offrir que si peu alors que c'est exactement ce que je recherche ! Il monte pour m'ouvrir le passage et me montrer la chambre. C'est une chambre vaste avec 2 lits doubles en coin de rue -un peu bruyant mais bon. Comme pour se justifier, il explique que c'est 200 pesos pour 2 personnes donc 100 pesos pour une. J'aime bien son raisonnement mais ce n'est pas celui des hôteliers rencontrés jusque là. Je pose ma charge lourde et le suis voir la salle de bain. Elle est grande et très propre avec une grande douche. Fièrement, il m'annonce qu'il y a de l'eau chaude. Je lui réponds que par cette chaleur, mon plus grand plaisir est une douche froide. Il m'assure que certains clients préfèrent prendre une douche chaude par grande chaleur. Une fois payé, j'étrenne la douche immédiatement puis m'installe à écrire dans mon lit. Vers minuit et demi, j'éteins. Le réveil est mis pour 7h30.
Temps : J+19
Le lit exerce toujorus autant son fort pouvoir d'attraction mais j'arrive à m'en sortir peu avant 9h. Douche. Pas de petit-dej. Et oui, même pour ce prix-là ! 9h30-10h, j'attaque le parcours fléché de la zone archéologique de Cholula. Un peu d'histoire. Cholula fut un centre refligieux très important pour les différentes cultures de la région et ce, dès l'époque Teotihuacan. C'est vers 1200 Après J.C. que fût bâtie la pyramide à laquelle la ville doit sa renommée. C'est la deuxième plus grande pyramide du monde après Kheops et devant la Piramide del Sol de Teotihuacan. Sa base est même plus large que celle de Kheops (c'est Humboldt en personne qui l'a mesurée le premier) ! Mais quand les Aztèques dominèrent l'ensemble de la région, elle était déjà abandonnée depuis longtemps, même si Cholula restait un centre religieux important. Au point qu'on ne sait pas si les espagnols savaient que la colline sur laquelle ils bâtirent une gélise était un ancien temple.

Première visite : le tunnel. Je suis le premier visiteur de la journée. Plus de 4km de galeries ont été creusées dans le but d'étudier la pyramide et les niveaux antérieurs !

Sur quelques centaines de mètres on peut donc aprécier les différentes couches de l'édifice. On ressort par un autre côté et on se dirige vers la zone de fouille au sud de la pyramide où de nombreux autres édifice de différentes époques ont été mis à jour et restaurés.

On termine par la face Ouest où l'escalier principal d'accès au temple a été entièrement refait. De là je fais un tour du Zocalo pour le voir quand même de jour. Déguste un expresso correct sous les arcades et me rends à l'ouest du Zocalo pour trouver la poste. Il est déjà midi et il me reste le point culminant de la visite : gravir la colline pour visiter l'église et aprécier la vue. Or je veux partir de Puebla pour Xalapa à 14h ce qui m'y amènerait vers 17h. Et je dois encore faire le check-out. Je serai en retard. L'ascencion n'est pas de tout repos. En haut, l'église et la vue vaste sur toute la vallée malgré cette brume continuelle. La plaine et, au loin, les reliefs qui délimitent l'horizon. Je me rappelle les volcans. Je regarde ma carte et porte mon regard vers l'ouest. Rien que cette ligne de crêtes basses et des nuages blancs. Beaucoup de nuages. Mais en plein milieu du ciel, loinn au dessus du sol apparaît floutée par la brume une majestueuse cime enneigée. La vue est saisissante. L'altiplano de Puebla et Cholula est à 2000 mètres d'altitude et les volcans Popo et Izta culminent à plus de 5000 mètres. Mais vus de cette distance, je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi haut. L'Izta, j'entends, car aucune trace du Popo si ce n'est une large couverture nuageuse à gauche du premier. Soudain, dans un trou la cime du Popo apparaît à son tour. Encore plus haute que l'Izta. Vu l'impression ressenti, par temps complètement clair cela doit être tout simplement extraordinaire.
Midi moins le quart, je redescends vers l'hôtel. Je monte à ma chambre, remballe et redescends. A 13h pile je suis devant le MacDo et peu après 13h30, le micro s'arrête à l'arrêt du Terminal d'Autobus de Puebla, le CAPU. Cet immense terminal s'apprarente encore plus à un aéroport que ceux que j'avais vu jusque là. Je trouve un bus pour 15h pour Poza Rica (d'où on peut visiter le site d'El Tajin) et il y a celui que je pensais prnedre : 14h pour Xalapa. Après réflexion, je reste sur mon idée première et embarque, en suivant les flèches indiquant les départs de la compagnie de mon choix, sur un des moultes quais dans l'autocar.
Bon pour 3 heures de paysages. L'altiplano d'abord, que je connais bien. A notre gauche nous laissons la Malinche, le troisième volcan de la région, qui paraît petit du haut de ses 4400 mètres. Puis nous bifurquons en direction du Pico de Orizaba, que je ne verrai pas cette fois. Nous traversons une vaste plaine, une sorte de marécage ou de marais salant. Je n'avais pas encore vu terre aussi plate dans ce pays tant valloné. Enfin nous atteignons le très large cône applati du Cofre de Perote, un volcan éteint de 4200 mètres d'altitude par le Sud-Ouest. Xalapa s'étend au pied du relief côté Est. Il faudra plus d'une heure pour en faire le tour. Sur le versant par lequel nous arrivons la végétation et le climat, secs tous les deux avec ses pentes de terre beige et ses colonies de cactus. Puis, au détour d'un virage, nous basculons sur le versant Nord-Nord-Est, du côté du Golge du Mexique, et le paysage change radicalement comme en un clin d'oeil. La montagne se pare de vert, les pentes d'herbe et d'arbres, en grande majorité des conifères. De même le ciel dégagé s'est empli de nuages typique d'une région humide. Il est 17h quand en bas dans la vallée paraît une ville : Xalapa, 1400 mètres d'altitude. Avec une demi-heure de retard, le bus entre dans le Terminal. De là un combi m'emmène au centre. En fait la ville est tout sauf une plaine. Je vais direct à l'Hostal Las Nieblas le moins cher d'après le guide. 160 pesos pour un dortoir ! Plus mon voyage avance, plus les prix augmentent ! Dès la première négociation, Luci, la réceptionniste me propose 140. Elle ne peut pas moins car il faut avoir la carte de membre de Hostelling International pour avoir le tarif de 120 pesos. Histoire de me convaincre elle me dit qu'il y a une Française en ce moment. Je lui réponds que c'est trop cher et que dans mon guide il y a un hôtel à 100 ou 110 pesos. Je m'y rends donc, un peu plus loin dans la ville. Là, sans négociation possible, c'est 140 pesos mais pour une chambre simple avec sdb privée. Je retoure à Las Nieblas et lui demande si ça marche si on fait comme si j'étais membre de HI. C'est OK. 18h passées je monte mes affaires à la chambre. A l'intérieur, lisant, Alexandre, un suisse-allemand. L'hostal est vraiment très joli avec, à l'étage, une sortie sur une terrasse puis un espace cuisine/salle à manger et une deuxième terrasse. Des lieux conviviaux et agréables sont propoces à une bonne ambiance et des rencontres. Les chambres impec avec lockers et lavabos et enfin toilettes et douches très propres, ,de pratiques douches individuelles. Nous nous installons sur la terrasse en compagnie de quelques bières en attendant le retour d'Orlane, 25 ans, de Toulouse (information lues dans le registre de l'hostal, sauf sa ville d'origine que son accent ne pourra pas lui faire renier). Le ciel est toujours autant couvert. Ils ont déjeuné tard et donc je sors dîner seul ce qui me permettra de faire un rapide tour de la ville. Un petit menu soupe-plat-dessert-boisson à 28 pesos puis je réintègre l'hostal. Plus tard nous sortons dasn un café ambiance orientale sympa et quand vient l'heure nous nous mettons en marche vers la zone où sont les clubs. Nous avions quelques espoirs mais tout est fermé en ce lundi soir. Retour au centre-ville où je terminerai la soirée par un dessert et un punch cubain dans un restaurant-bar... cubain. En rentrant, les deux zozios continuent leur discussion et je vais me coucher. 1h a déjà sonné depuis un moment.

Sunday, October 14, 2007

Temps : J+18
Malgré le réveil qui sonnera à 8h, ce n'est que vers midi que je me lève. Je ne sais si j'étais particulièrement fatigué ou si c'est ce confort nouveau pour moi d'un lit double. Ma journée à Puebla se réduira donc à une après-midi. Comme je pense visiter Cholula demain matin et partir en milieu de journée, je décide de passer une nuit de plus dans cet hôtel malgré le prix. Le micro me débarque à l'ouest du Zocalo. Je marche jusque là. Une ambiance de fête règne. Une scène est montée, les rues sont fermées à la circulation, des marchands pullulent sur la place en réfection : nourriture, doucheurs, churros, ballons, jouets...

Objectif : manger et musée Amparo. Préoccupation auxiliaire : trouver un cyber-café avec un lecteur de carte mémoire pour décharger le mienne sur ma clef USB et pouvoir publier certaines photos sur le blog. Toute l'après-midi, chaque cyber que je croiserai, je rentrerai demander s'il y a. Mais il semble que personne n'en ait...
Proche d'un mignon petit marché ancien transformé en marché d'artisanat, je me décide pour goûter le plat national : Chile en Nogada dans un restaurant aux jolies céramiques, une particularité de la ville, les azulejos.


Puebla est une jolie ville. Dans un style encore différent. Des bâtiments plus hauts aux architectures plus recherchées, notamment les magnifiques céramiques de leur façades lui confèrent une certaine ressemblance avec une ville espagnole comme Madrid.

Et son imparable système de numérotation de rue : 4 rues principales aux noms illustres se croisent au niveau du Zocalo. De là les rues Nord et Est (Oriente) paires augmentent au fur et à mesure qu'on s'en éloigne. De même, les rues Sud et Ouest (Poniente) impaires augmentent de 2 en 2. Ainsi il est très facile où que l'on soit de trouver une adresse, le Zocalo ou bien se situer géographiquement et cardinalement par rapport à ce dernier.
Le Chile en Nogada est un piment vert frit et fourré recouvert d'une sauce blanche doucereuse aux noix et de graines de grenade. Vert, Blanc, Rouge : les couleurs du drapeau. D'où son son surnom de plat national. Puis je descends la calle 6 Sur vers le quartier de l'université où se trouve le musée Amparo. C'est une rue très animée, où l'on trouve en temps normal des vendeurs d'artisanat, mais aujourd'hui c'est carrément une immense brocante. Quel bonheur de se sentir anonyme, de ne pas être harcelé par les marchands, dans ce fouilli d'étals et ce brouhaha de gens ! C'est dimanche aussi chaque église que je visite est en plein culte, y compris la cathédrale. Les photos sont interdites dans le musée et le portique détecte mon appareil photo dans ma poche. Il me faut le laisser dans mon sac à la consigne. Dommage ! Dans un grand bâtiment colonial, la riche collection privée comportant de très belles pièces explique avec clarté la complexe chronologie, influences et échanges directs entre les nombreuses civilisations préhispaniques de Mésoamérique. Les salles de l'époque coloniale sont radicalement différentes. Réaménagées, remeublées comme à l'époque glorieuse du bâtiment, parquets, tentures et une collection d'art religieux. Egalement une cuisine de l'époque reconstituée avec tous ses équipements.
En sortant du musée il est déjà 15h30 et je veux monter au fort de Loreto, monument historique et patriotique qui domine la ville et contien le musée de la "No Intervencion" Mais en face du musée un des ordis du cyber a un lecteur de carte mais le jeune qui le tient ne sait pas le faire marcher, en fait je me rends compte qu'il n'y a pas les drivers. Une heure d'internet passe. Puis je descends sur le grand boulevard où j'attrape un micro pour le Cerro. Manque de pôt celui que j'ai pris ne fait que le contourner. Je termine donc l'ascencion à pied. Peu avant sur un vaste ront-point parents et enfants jouent aux petites voitures à moteur ou dans l'eau d'un impressionnant monument fontaine.

Le fort est décevant : petit fort de béton au centre duquel une église peinte en jaune dénote. La rue principale de toutes les villes mexicaines s'appelle Cinco de Mayo pour commémorer le 5 mai 1862 où, à l'aide de ce fort, les troupes mexicaines vainquirent des troupes françaises, fatiguées et affaiblies par les maladies, de Napoléon III, en grande partie composées de régiments de Zouaves. C'est la victoire militaire mexicaine la plus célébrée, oubliant que 5 ans après, les français revinrent en plus grand nombre et prirent Puebla. Le musée retrace la bataille et les évènements qui l'ont amenée et lui ont succédée. Dans la tempête des réformes menées par le gouvernement de Benito Juarez, fut promulgué un acte dans lequel le Mexique annonce l'arrêt du paiement de sa dette extérieure. L'Angleterre, la France et l'Espagne, les 3 pays concernés (pour un total de 60 milions de pesos) se réunirent pour décider des suites à donner. La France étant disposée à intervenir militairement, les deux autres la laissèrent faire. De nombreux partisans de la restauration s'allièrent aux Français. La guerre se terminera par l'instauration d'un Empire constitutionnel dirigé par Maximilien de Habsbourg. Plus tard Porfirio Diaz profitera de la renommée que lui confèra sa participation à cette victoire pour instaurer sa dictature.
Je redescends à pied par l'autre côté. Zut le guide mentionnait que le point de vue permettait d'apercevoir les deux fameux volcans qui séparent Puebla de Mexico, l'Iztaccihuatl et le Popocatepetl, toujours actif. Et dire que je n'ai toujours pas vu de volcan depuis que je suis au Mexique ! Au détour d'une rue en rentrant sur le Zocalo une jolie cour intérieure attire mon attention. C'est un café. Je rentre et commande un expresso. Il est bon. Je me sens ici comme en Amérique du Sud, frustré d'expresso et de bon café. Je profite donc du joli patio de cet édifice colonial pour écrie un peu. Nouveau passage sur internet. Me voici au Zocalo. Il est 19h, la nuit est tombée, l'ambiance est montée d'un cran autour de la scène où auront lieu tour à tour : concert, animations et propagande politique. Je continue ma promenade dans la calle 5 de Mayo avec sa foule et ses nombreux vendeurs de tout et de rien. J'hésite à dîner mais je ne trouve rien à ma guise et de nouveau au Zocalo, je craque pour un churros relleno, il s'agit d'un gros churros unique rempli de chocolat en son centre. Quelques fusées de feux d'artifice tirées depuis le Zocalo annonceront la fin de la fête. 21h. Je me mets en quête d'un bar sympa dans le quartier étudiant. Peine perdue : la plupart sont fermés et les autres sont morts. C'est dimanche soir... J'atteris dans un cyber-café encore ouvert où enfin un lecteur de carte mémoire me permettra de voir sur grand écran mes photos pour la première fois depuis Villahermosa ! 22h45. Je songe qu'il faudrait peut-être me hâter vers le départ des micros pour Cholula, à l'autre bout de la ville car je ne me suis même pas renseigné jusqu'à quelle heure il y en a. 22h55. La Calle 6 Poniente est déserte. Les portes du Terminal sont fermées, seul un bus éteint stationne devant. Je le dépasse à la recherche d'une âme qui vive. En me retournant, je constate qu'un chauffeur est à bord à son poste. Je lui demande s'il va partir pour Cholula. Affirmatif. Ouf ! En effet moins de deux minutes plus tard nous sommmes en chemin. Je lance la conversation en lui demandant jusqu'à quelle heure il y a un service. Il me répond que 22h55 est le dernier. Quelle chance ! Mazette !
Je descends au Burger King-Mac Donald's, point de repère pour rejoindre l'hôtel. J'arrive dans ma chambre avec une bouteille de bière et une "cemita" (sandwich type hamburger avec des morceaux de "bistec" et de la sauce pimentée) achetés en chemin et je me mets à écrire. Quel confort de pouvoir manger, boire et écrire dans sa chambre avant de se coucher. C'est un plaisir que les dortoirs m'avaient complètement fait oublier. Minuit trente, je me couche.
Temps : J+17
Lever 8h, café, discussion avec 3 suédoises et départ pour l'hôtel Rivera del Angel à 8h45. Mon sac est fait, les draps et les clés rendus. Prêt à quitter Oaxaca aussitôt que je rentre de Monte Alban. Quand j'arrive à l'hôtel c'est 38 pesos qu'on me demande pour l'aller-retour à Monte Alban ; encore un exemple d'inflation par rapport à mon guide, pourtant récent. Pour un départ à 9h30, le bus arrive au site vers 10h et reprend les passagers au retour 3 heures plus tard, soit 13h. Il ne faut pas le rater car sinon ils demandent un surplus. De toute façon mon guide annonçait qu'ils ne laissaient que deux heures sur place donc ça devrait être suffisant. Pas de nouvelles de mes nouveaux amis de la veille, tant pis. Après être sortie de la partie plane de la ville, le bus attaque la motnée dans les quartiers plus pauvres à flanc des reliefs qui dominent la ville.
Comme son nom l'indique, le site recouvre le sommet d'une montagne autour de 1900 mètres d'altitude, soit 400m au-dessus de Oaxaca. J'entends un guide expliquer à un couple français que le blanc (alban) fait référence aux jolies fleurs blanches qui parsèment une belle espèce d'arbre très répandue sur le reflief. En effet, en sus de l'intérêt archéologique et anthropologique du site, de son mélange d'influence Mixtèque et Zapatèque, de son emplacement stratégique pour contrôler la vallée de Oaxaca, unique voie de passage et d'échange entre le nord (Teotihuacan, Aztèques) et le sud (Mayas, côte pacifique et caraïbes), c'est la magnifique végétation recouvrant le lieu qui sera l'objet de la moitié de mon attention et de la moitié de mes photographies. Certains arbres sont d'une beauté telle qu'ils semblent avoir été plantés là dans le seul but d'être sujet de photographie. Le panorama est magnifique et les ruines impressionnantes. J'ai pris beaucoup de plaisir, 2h30 durant, à me promener entre arbres et édifices.
Retour en ville, je marche jusque l'hostal. A 14h je refais le même chemin en sens inverse sous un soleil brûlant, avec toutes mes affaires, et au-delà jusqu'au Terminal 2ème classe où je pense attraper le bus de 15h pour Puebla que j'avais repéré la veille. A peine arrivé je suis assailli par un emploé de Flipsa qui me force presque à prendre son bus au même prix (140 pesos) et qui part une demi-heure avant, soit 14h30. Bon ça m'arrange. Je paye le billet. Devant le bus, je demande la durée du trajet : 5 heures ! La veille on m'avait annoncé 3. J'imagine que ce bus fera de nombreux arrêts pour durer autant. Puis je m'informe sur le lieu d'arrivée. Me déposera-t-il au Terminal ? Non ! Il continue vers Mexico et dépose les passagers pour Puebla au bord de l'autoroute. Y a-t-il des micros pour le centre depuis cet endroit ? Non, Taxis ! Je commence à sérieusement regretter de m'être laissé embarquer dans cette galère. D'autant qu'une fosi à Puebla il faut me rendre au centre, de là à l'endroit où partent les colectivos pour Cholula où j'ai décidé de rester plutôt qu'à Puebla suivant le conseil de Jorge, le gars d'hier soir. Et une fois à Cholula, encore faut-il trouver un logement. Les réjouissances sont loin d'être finies.
Nous voilà partis. Après quelques premiers arrêts dans des villes/villages des environs, nous rejoignons enfin la fameuse autoroute à péage Puebla-Oaxaca. Large, deux fois deux voies avec bande d'arrêt d'urgence et terre-plein central ; je pense voir là la première vraie autoroute depuis que je suis au Mexique. Cela n'empêche nullement le bus de s'arreter sur le bas-côté pour prendre un passager ou de sortir à une station essance pour rejoindre la route normale en direction d'un petit patelin. Mais ce sera de courte durée. L'altiplano creusé d'étroits canyons par l'érosion, la route se réduit à une voie. Le paysage devient un peu méditerrannéen avec une végétation sèche assez basse, mis à part les cactus qui dépassent, qui recouvrent les reliefs. Soudain nous nous arretons. Devant nous une longue file de véhicules. J'entends expliquer qu'à cause des travaux cette portion d'autoroute ne circule que sur une seule voie en alternance. On annonce 15 minutes d'atttente. Une aubaine pour les vendeurs de toute sorte avec leur sac ou leur bassine sur la tête. Glaces, rafraichissements, sandwichs. On a là l'embarras du choix. N'ayant pas mangé à midi, je ferai mon affaire d'une torta (sandwich pomme de terre-poulet-piment) pour 10 pesos puis quelques heures après d'une empanadas pour 6 autres. Rien à voir avec les délicieuses empanadas d'Amérique du Sud. Le tronçon bloqué est plutôt long et il y en aura un certain nombre d'autres. A un pégage nous aurons le droit à une fouille complète du bus et de ses passagers par l'armée. Les plots n'empêcheront par le chauffeur de doubler des véhicules trop lent par la voie non-asphaltée en travaux. Tout ce trajet montagneux sera d'ailleurs la foire aux dépassements : je te double dans la descente, tu me doubles dans la montée. J'ai appris avec étonnement qu'une autoroute large 2 fois une voie comme celle-là est en fait une 3 voies : la voie du milieu, à cheval sur la ligne continue jaune servant à doubler. Du moment que ça passe en largeur ! Jusque là, la route à 2000 mètres d'altitude ne franchissait que peu de ponts. L'étroitesse des ravines ne les rendait pas nécessaire. Tranchées et remblais suffisaient. Mais nous reprenons une ascencion et attaquons une vraie zone montagneuse avec virages, route à flanc de pente et longs viaducs ; le tout entre 2500 et 3000m avec de hauts abres-cactus très impressionnants pour toute végétation. Nous redescendons sur un nouvel altiplano à 2000 mètres d'altitude, celui de Puebla. Il est 19h30 mais il reste 70km soit une bonne heure. Soudain au détour d'un virage, derrière les montagnes basses qui forment la ligne d'horizon apparaît loin audessus le haut d'un impressionnant cône enneigé. Il s'agit du Pico de Orizaba, le point culminant du Mexique avec ses 5610 mètres.
La nuit est noire et il est plus de 20h30 quand on nous descend au bord de l'autoroute. Ces travaux nous ont mis 1 heure dans la vue. Mais jamais ce trajet n'est faisable en 3 heures. Le mec d'hier avait fumé... Le jeune, environ la trentaine, monté en chemin que j'avais repéré puisqu'il descendait à Puebla, demande des renseignements à d'autres passagers qui viennent de descendre. Je m'approche et l'interroge pour savoir quel était l'objet de sa requête et il me répond que c'était pour le chemin pour attraper les micros pour le centre. Cela ne me rassure pas, mais bon. Je lui explique que je veux passer la nuit à Cholula et que je le suis, ne connaissant pas le coin. Nous traversons deux ponts piétons au-dessus de l'autoroute puis traversons une large avenue avant de trouver l'arrêt des micros. nous montons ensemble et il me paye même le trajet (4 pesos). Sa femme vit à Puebla et lui travaille à Oaxaca pour Coca-Cola. Il m'indique où descendre et quel autre micro prendre qui me rapproche du point de départ des colectivos pour Cholula, à l'est de la ville. Je le remercie et nosu nous saluons. Au moment où j'arrive, le bus pour Cholula part sous mes yeux. Un autre s'avance, je monte, paye le trajet (5 pesos) et à peine quelques minutes plus tard nous sommes partis. La course doit durer 30 minutes. Je suis la route sur mon plan. Nous dépassons la zone archéologique, à l'est du Zocalo, tournons vers le Zocalo puis une nouvelle fois à droite, puis à gauche... Je laisse faire jusqu'à ce que le Zocalo commence à être loin. Je demande finalement au chauffeur. C'est loin mais il arrive bientôt au terminal et repartira immédiatement dans l'autre sens. Il me laissera finalement à 5 ou 6 rues à l'ouest du Zocalo. Je finirai à pied. Pas un seul hôtel jusqu'au Zocalo. Premier hôtel : 350 pesos la chambre pour une personne. Le lieu n'est même pas spécialement joli. Je me demande ce qu'ils font pour ce prix-là. Je m'enquiers d'autres hôtels, hostals ou casa de huespedes dans mes tarifs. Ils me disent que le moins cher que je pourrai trouver à Cholula est 180 pesos. Et dire que le Lonely Planet annonçait qu'à Cholula on peut trouver des logements moins cher qu'à Puebla ! Les 2 moins chers du Lonely sont à $16,50 et $16. J'arrive au premier. On m'y demande 180 sans négociation possible. Je me décide à parcourir tout le chemin jusqu'au deuxième plein ouest de la ville. Il est près de 23h. Je passe la pyramide, une petite colline en haut de laquelle trône une petite église, quelques bars et boites branchées (c'est ici que sortent les étudiants de l'Université proche) et arrive à l'hôtel Las Americas. Il ne paye pas de mine de l'extérieur. Là encore, 180 pesos. Le réceptionniste transmet ma demande à un homme d'âge mûr, un espagnol à en juger par son accent, sûrement le propriétaire. Il commence à me parler puis s'interromp pour s'occuper d'une fmaille mexicaine qui vient d'arriver ! J'attends, debout avec mon sac toujours sur le dos. La famille part prendre possession de leurs chambres. Le proprio revient vers moi pour me proposer 140 pesos et s'excuse disant qu'il ne voulait pas faire cette offre devant les autres clients. Las, j'accepte. Je monte mes affaires et ressors aussitôt manger et boire un verre. Une taqueria au coin de la rue (il y en a 4 dans les 100 mètres alentours) fera l'affaire, puis, seul bar au milieu de toutes ces discothèques, je siroterai une bière au Pub que j'avais aperçu en passant. Et puis au lit !
Temps : J+16
Peu avant 8h mon réveil sonne. Dans le dortoir quasi-plein, personne ne bronche. Encore dans le colletard, je m'habille puis me rends à la cuisine. Je pensais que nous irions ensemble acheter les petits gateaux mais Stefanie est déjà assise devant un énorme sac plastique. Je goûte différentes pièces que j'arrose de l'immonde café lyophilisé préparé à la marmite -le même qu'à l'hostal de San Cristobal. Finalement je décide de l'accompagner. Quelques visites d'églises dont la cathédrale et le tour des boutiques de souvenir et d'artisanat et du marché. A part le chocolat qui sert pour des préparations à boire et dans le fameux "mole", la principale spécialité culinaire de Oaxaca est le Mezcal. On en trouve bien sûr dans tout le Mexique, comme la Tequila, mais c'est à partir des magueys (agaves) de la région qu'il est fabriqué. Nous ne manquerons donc pas de faire deux ou trois boutiques de mezcal où nous sera proposé dans chacune la traditionnelle dégustation des 3 différentes sortes : blan (qui vient d'être distillé), gusano (avec un ver blanchâtre qui flotte dedans et lui donne un bon goût) et reposado (vieilli en fût). Bref, de quoi se mettre en jambe, surtout le matin comme ça, quasi à jeun. Une fois que Stefanie a trouvé tous ses présents, nous repassons à l'hostal pour qu'elle puisse faire ses bagages. Nous tombons sur 3 allemands que j'avais aperçu la veille et avec qui j'entame la discussion dans une alternance de Français-Anglais-Allemand-Espagnol. Eux partent du Mexique pour faire le grand tour. 1 an de leur vie qu'ils consacrent à l'Amérique Latine. les chanceux ! Leurs sacs déjà sur le dos, ils s'apprêtent à partir pour la côte Pacifique. Je leur recommande Zipolite. Je leur donnerai quelques conseils pour l'Amérique du Sud avec, à mon sens, les sites à ne pas manquer (Nord du Pérou, Machu Pichu, Arequipa, La route de la mort, le salar de Uyuni, ...) en insistant tout particulièrement sur ceux qui sotn moins touristiques ou moins populaires.
Une fois Stefanie prête, nous sortons déjeuner dans un restaurant fin où elle trouvera un plat végétarien à sa guise et où je testerai une deuxième fois le mole fait avec du cacao pour arroser du riz et un filet de poulet. Il me pèsera lourdement sur l'estomac toute l'après-midi. Le soleil tape violemment sur nos têtes et sur les casques des policiers qui, accompagnés de matraques, servent de plots pour interdire certaines rues à la circulation. De retour à l'hostal, je décide de l'accompagner et de lui galamment porter son sac à dos jusqu'au Terminal d'où part son bus pour Mexico. Je compte visiter Mitla cet après-midi et c'est presque mon chemin. La marche sera pénible. 20 bonnes minutes bien chargé sous un soleil de plomb.? Nous n'arrivons qu'avec 10-15 minutes d'avance sur 14h20, l'horaire de son départ. De nouveaux adieux -on finit par ne plus les compter, même si chacun à une saveur différente. Je remonte l'Avenida ferocarril qui porte une voie ferrée desaffectée en son terre-plein entral pour atteindre le Terminal de 2ème classe où m'attend un bus qui me déposera 1h15 plus tard en bas du village de Mitla. Je remonte donc la rue principale sur 1,5km avant d'arriver aux ruines. La principale particularité de ce site, outre qu'il s'agit d'un site Mixtèque occupé entre 1000 et 1400 AC, est que les ruines sont en plein milieu du village. Le preimer ensemble que je visite est d'ailleurs accolé à des maisons ou des potagers. Ce n'est pas passionnant. Il s'agit d'une cour carrée entourée de murs dans lesquelles des ouvertures donnent accès à des salles de petite dimension. Le tout en pierre, couvert d'un stuc gris qui portait sûremnt autre fois des peintures colorées. Le deuxième ensemble est composé de 3 cours avec des passages menant de l'une à l'autre. Ne restent que deux. Une intact, l'autre qui servit de sacristie ou de logement au curé. Le troisième se trouve sous l'église actuelle qui utilisa une grande partie des matériaux des ruines pour sa construction. Le dernier ensemble est le plus beau et le plus intéressant -c'est d'ailleur le seul où l'entrée soit payante. Une cours aux dimensions moins familiales, des restes de peinture rouge sur les parois et des salles restaurées. Au fond des cours, des tombes qui se visitent.
Je retourne au croisement en bas du village et au bout de 10 minutes, je monte dans le bus pour Oaxaca. J'avasi envisager m'arreter à El Tule avant de retourner en ville, dans ce village, un arbre vieux de plusieurs miliers d'années constitue la plus grande biomasse du monde : une cinquantaine de mètres de diamètre sur la même en hauteur. Mais, étant à Mitla à 18h, il est déjà plus de 19h et il fait nuit quand je demande au chauffeur de me déposer à un endroit que j'avais repéré sur mon plan et qui est plus proche de l'hostal que le terminal. En rentrant : douche, internet, et je suis prêt à sortir. Ne trouvant aucun voyageur prêt à m'accompagner dasn l'hostal, je sortirai donc seul à la découverte de la vie nocture de Oaxaca. Je fais le tour des différents endroits dont j'ai eu écho, évite ceux où l'entrée est payante, commence par un bar branché rock où je goûte un cocktail au mezcal. Plus tard, après un hamburger de 20 pesos dans la rue, j'essaierai un nouvel endroit. Assis au bar où je sirote une bière, je repère dans un coin deux blondes dont une très jolie et une brune, accompagnées d'un mec, manifestement mexicain. J'aborde la conversation avec Jorge (1 Mexicain sur deux à qui je demande son prénom s'appelle Jorge) avec qui je sympathise immédiatement. La blonde jolie est hollandaise et c'est sa copine. Les deux autres sont allemandes (oui, encore !) et je discuterai pas mal avec la brune. Ils étudient à Puebla en échange universitaire (sauf le Mexicain) et après Oaxaca se rendent sur la côte pacifique pour profiter de leur temps libre et visiter un peu. La soirée avance et vers 1h je me décide à partir. Je leur dis mon intention d'aller visiter Monte Alban le lendemain à 8h30, heure de départ du bus de l'hôtel Rivera. Ils souhaitent y aller mais c'est un peu tôt pour eux et nous nous donnons rendez-vous là-bas à 9h15 pour' prendre le bus suivant. Zzzzzzzz.....